La loi Duplomb incarne un déni démocratique flagrant : le gouvernement autorise l’empoisonnement de nos concitoyens et de nos terres en toute conscience. Ce n’est pas ainsi que l’on soutiendra véritablement nos agriculteurs.
Des pesticides toxiques de retour
Cette loi réintroduit l’acétamipride — un néonicotinoïde interdit en 2020 — malgré ses effets avérés sur les abeilles et ses risques potentiels pour la santé humaine (cancers, troubles neurologiques, perturbations endocriniennes).
Il sera autorisé pour plusieurs cultures sensibles (betteraves, pommes, noisettes…), sur une durée initiale de 3 ans renouvelables.
Sources :
Une loi adoptée sans débat
Cette loi a été adoptée en procédure accélérée, sans réel débat public, et avec de nombreuses voix d’alerte ignorées : celles des scientifiques, des apiculteurs, des ONG, ou même du Conseil national de l’alimentation.
Sources :
Des alternatives écologiques existent
- Lutte biologique intégrée : insectes auxiliaires, nématodes, champignons entomopathogènes.
- Rotation et diversification des cultures.
- Haies, bandes fleuries et refuges à insectes.
- Biopesticides et extraits naturels (huile de neem, pyrèthre, savon noir).
- Outils d’aide à la décision et agriculture de précision.
Ces solutions sont soutenues et testées par l’INRAE, Terres Inovia, l’ITAB, Terre & Humanisme, etc.
Une loi qui évite soigneusement l’essentiel
Sous couvert de répondre à la crise agricole, la loi Duplomb élude les vraies questions de fond :
- Le revenu des agriculteurs ? Toujours aussi précaire. Aucune mesure pour garantir des prix justes ou protéger les paysans de la volatilité des marchés.
- Les rapports de force avec la grande distribution ? Inchangés. Les producteurs restent dominés par des géants de l’agroalimentaire.
- L’accès au foncier ? Non traité. Les logiques spéculatives continuent de menacer l’avenir de l’agriculture paysanne.
- Le système d’aides ? Maintenu tel quel, avec une logique productiviste qui pénalise les petites exploitations et l’agriculture durable.
Ce texte laisse de côté les vraies réponses attendues par les agriculteurs : justice économique, souveraineté foncière, transition écologique.

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